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Découvrir le Graviola et ses bienfaits

Le fruit du corossol est encore très peu connu dans certains pays, et notamment en France. Pourtant, celui que l’on appelle couramment le « graviola » est un fruit bienfaisant, doté de propriétés puissantes sur l’organisme. Qu’en disent les recherches scientifiques ? Comment utiliser le graviola, et quelles sont ses contre-indications ? Réponses.

Définition et composition de la plante

graviolaLe graviola est un fruit provenant d’un arbre fruitier. Il porte plusieurs noms tels que « fruit du corossol », « corossol épineux », « cachiment » ou tout simplement « corossol ». Le corossolier est donc un arbre fruitier portant le nom d’Annona muricata et appartenant à la famille des Annonaceae. Quant au fruit, il appartient au genre Annona. Il est assez imposant puisqu’il mesure jusqu’à 25 centimètres et peut peser entre un et trois kilogrammes. L’aspect extérieur du graviola est vert sombre. Le fruit possède une écorce piquée d’épines. Quant à sa chair, elle est pulpeuse et de couleur blanche. Enfin, le fruit renferme quelques graines noires, qui sont indigestes. 

La plante, qui fleurit en été, possède également les fleurs de couleur jaune. Le corossolier peut atteindre une hauteur de dix mètres. À travers le monde, le fruit du corossol est consommé tel quel, pour ses vertus nutritives et ses saveurs. Mais il est aussi utilisé en médecine traditionnelle et fait l’objet de nombreuses recherches scientifiques. On lui prête notamment d’incroyables vertus contre le cancer, mais la science n’a pas encore pu prouver ces allégations. En phytothérapie, c’est essentiellement le fruit de l’arbre qui est utilisé. Mais les feuilles et les racines de l’arbre sont aussi très prisées.  

Le graviola est un fruit doté d’une composition nutritionnelle très intéressante. Sa chair se compose à 80 % d’eau et de 18 % de glucides. On y trouve 1 % de protéines et le reste est représenté par les nutriments. Et parmi eux se cachent quelques sels minéraux tels que le calcium, le magnésium, le fer, le potassium et le phosphore. Bien sûr, ce fruit contient des vitamines, dont des vitamines C, B1 et B2, ainsi que des fibres alimentaires. Le corossol est un fruit réputé pour sa teneur en fructose et ses propriétés diurétiques. Il est d’ailleurs assez calorique. 

Origine et historique

Le graviola est donc issu d’un arbre qui pousse sur trois continents : l’Afrique, l’Asie et l’Amérique. Mais il semblerait que ses origines soient localisées plus particulièrement aux Antilles et en Amérique latine. L’arbre apprécie les climats tropicaux et ne supporte pas le froid. Par ailleurs, c’est au Brésil et en Guinée que le fruit porte le nom de graviola. Mais à travers le monde, on le connaît sous différents autres noms : « guanabana », « sapotille », « sirsak », ou encore « nangka Belanda ». 

Depuis toujours, le graviola est un fruit utilisé à des fins médicales dans les îles Caraïbes, en Afrique et en Amérique du Sud. Les feuilles et les fruits du corossolier sont très prisés pour leurs propriétés médicinales. Tisanes, pâtes, jus… Le graviola se consomme sous toutes ses formes. 

Au fil du temps, son fruit a intéressé les marchands et les industries. Aujourd’hui, bon nombre d’entre elles l’utilisent et l’exploitent, avec quelques autres parties de la plante (racines, feuilles). Commercialisé sous différentes formes, le graviola profite d’une popularité croissance depuis quelques années. Cela étant essentiellement dû aux allégations thérapeutiques qui circulent à son sujet. En effet, le graviola est au cœur d’un débat mondial au sujet de ses effets potentiels sur différentes formes de cancer. 

Recherches et bienfaits

graviola

Graviola et cancer 

Voici un point sur lequel le graviola anime le débat depuis plusieurs années maintenant. La communauté scientifique s’intéresse de très près au potentiel du graviola, notamment face au cancer. Le centre américain de cancer Memorial Sloan — Kettering (MSKCC) a effectué plusieurs études sur le corossol et sur des patients atteints d’un cancer. Il semblerait que les nutriments contenus dans le fruit soient en mesure d’attaquer et de détruire les cellules cancérigènes de l’organisme. 

Ce sont les acétogénines qui seraient à l’origine des propriétés anti-cancer du graviola, comme le démontre une synthèse d’étude publiée il y a plusieurs années (1). Ces composés sont naturellement présents dans les feuilles et le fruit du corossol. Ils seraient en mesure d’induire l’apoptose des cellules affectées par la maladie. Ces mêmes composés naturels seraient efficaces contre les cellules cancéreuses du côlon (2).

Face à ces études, il est important de souligner que l’efficacité du graviola contre le cancer est à nuancer. En effet, certaines études semblent accorder des effets « miraculeux » au corossol et à son fruit. Cependant, certains scientifiques ne sont pas convaincus par la méthodologie employée et les résultats obtenus lors de ces études. Par ailleurs, aucune étude n’a été véritablement menée sur l’être humain, ce qui permet d’expliquer que l’organisme officiel Cancer Research UK préconise une certaine prudence à ce sujet. 

Un concentré d’antioxydants naturels 

Le graviola est connu pour être gorgé d’eau et de nutriments divers. Parmi eux se trouve donc la vitamine C, connue pour être la plus antioxydante de toutes ! Ainsi, elle possède des effets considérables sur l’élimination des radicaux libres présents en excès dans l’organisme. En préservant notre organisme de l’oxydation des cellules, le graviola nous permet donc de prévenir le développement de certaines maladies telles que les maladies cardiovasculaires ou les cancers, notamment (3). 

Des effets contre le diabète et le cholestérol 

Le fruit du corossolier est capable, en raison de sa composition particulière, de stabiliser le taux de sucre dans le sang. Et ainsi, de prévenir l’apparition du diabète. De la même manière, le graviola peut faciliter le traitement de la maladie. En effet, une consommation régulière de ce fruit peut aider à réduire le taux de glucose sanguin, et lui permettre de retrouver un certain équilibre (4). Quant aux feuilles de l’arbre, elles favorisent la production d’insuline dans l’organisme. Pour cela, il faut les consommer sous la forme d’une infusion et en avoir une consommation modérée. 

D’autre part, le graviola (et notamment ses feuilles) dispose de propriétés hypocholestérolémiantes. Cela signifie que sa consommation permet de réduire l’incidence du mauvais cholestérol dans l’organisme. Lorsque ce fruit s’associe à une alimentation saine et une pratique sportive régulière, il aide à lutter contre le cholestérol, ses risques et les maladies qu’il provoque (5). 

Le graviola et les problèmes digestifs 

Les ballonnements et les diarrhées sont des troubles digestifs courants, qui touchent un grand nombre de personnes à travers le monde. La consommation de graviola est une solution naturelle parmi d’autres pour réduire ces troubles, et même les supprimer. Le corossol dispose effectivement de propriétés antibactériennes importantes, ce qui lui permet de lutter contre les parasites et infections intestinales. Ainsi, le fruit nous permet de lutter contre la plupart des troubles digestifs. Mieux encore, la teneur en fibres alimentaires et en eau du fruit en fait un puissant diurétique naturel. En plus de rétablir le transit et un certain confort digestif, le graviola peut donc nous aider à éliminer plus facilement les déchets de notre organisme. Et en agissant comme un laxatif naturel, il permet de limiter et de prévenir la constipation. Enfin, le corossol est aussi très efficace contre les cas d’irritations gastriques. 

Un diurétique et anti-inflammatoire puissant 

Comme nous l’avons vu, le corossol se compose à 80 % d’eau. Il est un excellent hydratant de l’organisme et supporte les efforts de drainage de nos reins. De cette façon, le fruit favorise l’élimination des toxines et des déchets présents dans l’organisme. La présence de vitamine C dans le graviola n’est pas étrangère à cette vertu. De plus, le fruit du corossolier possède des propriétés anti-inflammatoires conséquentes, qui s’avèrent très efficaces contre les douleurs liées à l’arthrite et aux rhumatismes. Pour cela, on peut par exemple confectionner une pâte à partir des feuilles de la plante, que l’on applique sur les zones douloureuses. Une consommation des feuilles sous la forme d’infusion est également une bonne solution.

Forme et santé grâce à la vitamine C

Le graviola contient différents nutriments et micronutriments essentiels pour notre organisme. Grâce à eux, le fruit nous permet de profiter d’un gain d’énergie conséquent, notamment lorsqu’on le consomme le matin. Connue pour renforcer nos défenses immunitaires, la vitamine C nous aide à stimuler nos défenses naturelles face aux maladies et infections (6). De plus, cette même vitamine aide à prévenir l’anémie en améliorant l’absorption du fer par l’orgainsme (7). Ainsi, le graviola est un fruit que l’on peut consommer en cas de fatigue passagère ou chronique, mais aussi pour préserver sa santé à l’approche de l’hiver ! 

Consommation, indications et posologie

graviolaDans le commerce, vous pourrez trouver du graviola sous sa forme naturelle. On le trouve généralement dans les boutiques de fruits et légumes ainsi que dans les magasins biologiques. C’est d’ailleurs l’occasion idéale de goûter aux saveurs exquises de ce fruit tropical. Si vous ne le trouvez pas sous cette forme, sachez qu’il existe également des compléments alimentaires à base de graviola. Cette solution permet de pallier à la difficulté de trouver le fruit frais, et à la perte de qualité induite par le long voyage des fruits venus des Antilles ou d’autres continents. On peut aussi trouver divers produits à base de corossol comme du thé, de la glace, des confitures et des yaourts, par exemple. 

Comme la plupart des autres fruits et plantes, le graviola n’est efficace que dans le cadre d’une posologie adaptée. Et donc, d’un dosage juste. Il est donc essentiel de suivre les recommandations présentes sur les emballages des produits que vous achetez : thé, gélules, compléments alimentaires, etc. Il n’existe aucun dosage type pour le moment. On sait simplement qu’une consommation régulière de graviola sous sa forme naturelle est bénéfique et efficace. Or, les études restent insuffisantes pour permettre d’établir un dosage plus précis. N’hésitez pas à ajouter du corossol à vos habitudes alimentaires, en le consommant comme tout autre fruit. Mais veillez à ne pas en abuser ! Ne débutez jamais une cure soudainement. Commencez par de faibles dosages et augmentez votre consommation de graviola au fil des semaines, de manière progressive.

Association avec d’autres plantes et interactions

En théorie, le graviola est un fruit que l’on peut associer à des plantes et fruits dotés de propriétés similaires aux siennes. On peut par exemple l’associer à des fruits riches en vitamine C tels que l’acérola, la baie d’argousier, le camu camu, les agrumes, etc. Cependant, sa forte teneur en glucides, en fructose et en calories en fait un fruit à ne pas associer avec d’autres aliments aux caractéristiques similaires. En particulier pour les personnes diabétiques ou qui se trouvent en situation de surpoids ou d’obésité. Avant d’associer le graviola avec d’autres plantes ou fruits, n’hésitez pas à demander conseil à un spécialiste ou à votre médecin. Une posologie adaptée à vos besoins sera la plus efficace de toutes. 

Contre indications

Le fruit du corossol est à la fois pulpeux et délicieux. Néanmoins, certaines personnes doivent consommer le graviola avec prudence. Le manque d’informations au sujet de ce fruit ne le rend pas pleinement sécuritaire pour les femmes enceintes et allaitantes, et pour les jeunes enfants. Le graviola est déconseillé aux personnes souffrant de troubles circulatoires. Dans la même mesure, et parce qu’il contient une forte concentration de glucides et de fructose, ce fruit ne doit pas être consommé avec excès. En particulier par les personnes qui cherchent à perdre du poids ou qui souffrent de diabète. Sa valeur calorique est assez importante, c’est pourquoi il faut en limiter la consommation. 

Des études scientifiques menées aux États-Unis ont émis quelques doutes sur une possible corrélation entre la maladie de Parkinson et une consommation importante de feuilles de corossol (8). Ces dernières contiennent de fortes concentrations d’alcaloïdes. Or, les données sont insuffisantes pour affirmer qu’il existe un lien entre le produit et la maladie. Les personnes atteintes de la maladie de Parkinson ou de toute autre pathologie liée à une dégénérescence des cellules nerveuses doivent éviter de prendre ou de manger du corossol (9). 

Face au doute, il est préférable de faire preuve de prudence et de limiter sa consommation du fruit ou de ses feuilles. En cas de doute ou de problème de santé particulier, demandez conseil à votre médecin avant de consommer un nouvel aliment ou un complément alimentaire quelconque. Par ailleurs, si la posologie n’est pas respectée, le graviola est susceptible de provoquer une modification de la flore intestinale. Il peut aussi favoriser les désordres digestifs tels que la constipation ou la diarrhée. Mais ces effets restent rares. 

Conseils : où et comment acheter la plante

Les boutiques bio et les enseignes spécialisées dans la vente de fruits et légumes sont susceptibles de proposer, à certaines périodes de l’année, du corossol frais. Si vous avez la chance d’en trouver, n’hésitez pas à goûter le fruit sous sa forme la plus naturelle ! Autrement, vous trouverez toutes sortes de produits à base de graviola, dont des compléments alimentaires, dans les magasins bio, dans les pharmacies et parapharmacies, ainsi que sur certains sites Internet. 

Quel que soit le produit choisi, veillez à ce que celui-ci soit fabriqué à partir de graviola naturel et biologique. Il doit provenir de l’une de ses régions d’origine, à savoir les Antilles, l’Amérique du Sud, l’Asie ou l’Afrique. Les forêts tropicales sont les lieux de culture privilégiés pour le graviola. Il est donc important de s’assurer d’acheter des produits issus d’une culture responsable et durable, afin de ne pas soutenir la déforestation de certaines régions du monde. 

Bien entendu, opter pour un fruit frais et biologique permet de s’assurer de profiter des qualités nutritionnelles du graviola. C’est pourquoi il est préférable de choisir des produits bio, contrôlés et transformés en France. N’achetez des produits à base de corossol qu’auprès de vendeurs de confiance et de sites Internet réputés pour leur sérieux. 

Notes & références

1. Annona muricata (Annonaceae): A Review of Its Traditional Uses, Isolated Acetogenins and Biological Activities<, Soheil Zorofchian Moghadamtousi, Mehran Fadaeinasab, Sonia Nikzad, Gokula Mohan, Hapipah Mohd Ali, and Habsah Abdul Kadir, Int J. Mol Sci. 2015.
2.
Five Novel Mono-tetrahydrofuran Ring Acetogenins from the Seeds of Annona muricata, Matthew J. Rieser, Zhe-Ming Gu, Xin-Ping Fang, Lu Zeng, Karl V. Wood and Jerry L. McLaughlin, J. Nat. Prod.1996.
3. Vitamin C and cancer chemoprevention: reappraisal, Ki Won Lee, Hyong Joo Lee, Young-Joon Surh, Chang Yong Lee, The American Journal of Clinical Nutrition, Volume 78, Issue 6, December 2003.
4. Anti Hyperglycemic Activities of Annona Muricata (Linn), David Olawale Adeyemi, Omobola Aderibigbe Komolafe, Olarinde Stephen Adewole, Efere Martins Obuotor and Thomas Kehinde Adenowo, Afr J. Tradit Complement Altern Med. 2009.
5. A Systematic Review of the Evidence Supporting a Causal Link Between Dietary Factors and Coronary Heart Disease, Andrew Mente, PhD; Lawrence de Koning, MSc; Harry S. Shannon, PhD, et al. Arch Intern Med. 2009.>
6. Examining the evidence for the use of vitamin C in the prophylaxis and treatment of the common cold, Kathryn A. Heimer MS, APRN, NP‐C Ann Marie Hart PhD, RN, FNP Linda Gore Martin PharmD, MBA, BCPS Sherrie Rubio‐Wallace MS, 2009.
7. Improving iron absorption from a Peruvian school breakfast meal by adding ascorbic acid or Na2EDTA, Lena Davidsson, Thomas Walczyk, Nelly Zavaleta, Richard F. Hurrell, The American Journal of Clinical Nutrition, Volume 73, Issue 2 February 2001.
8. Alexis Elbaz et Dominique Caparros-Lefebvre, « Possible relation of atypical parkinsonism in the French West Indies with consumption of tropical plants: a case-control study », The Lancet, vol. 354, no 9175,‎ 24 juillet 1999.
9. Annonaceae fruits and parkinsonism risk: Metabolisation study of annonacin, a model neurotoxin; evaluation of human exposure, Toxicology Letters, vol. 205,‎ 28 août 2011.

Thierry Sestrieres
Thierry Sestrieres

Thierry Sestrieres est le gérant de Natura Force, une marque de compléments alimentaires naturels pour la forme et le bien être. Il a pratiqué plusieurs sports depuis son plus jeune âge : Judo, Tae Kwon Do, natation, tennis, football, boxe anglaise, full contact, boxe thaï et musculation. Pour améliorer ses performances et se sentir plus en forme, il s'intéresse à l'alimentation moderne et se spécialise dans la nutrition sportive et les plantes médicinales. Il rédige également de nombreux articles sur cet univers depuis plusieurs années.

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