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Découvrir le baobab et ses bienfaits

Nous avons la chance de l’admirer sur les plus clichés de la nature africaine : le baobab est un arbre majestueux. Utilisé en phytothérapie, il recèle de bienfaits pour la santé et de multiples vertus. Qu’en disent les recherches scientifiques ? Comment utiliser le baobab, et quelles sont ses contre-indications ? Réponses.

Définition et composition de la plante

bienfaits du baobabLe baobab est un arbre appartenant au genre Adansonia et il est issu de la famille des Bombacaceae, d’après la classification classique. En classification phylogénétique, le baobab appartient à la famille des Malvaceae. Ces arbres vivent dans la savane africaine et il existe huit variétés de baobabs. Ils résistent donc parfaitement aux chaleurs les plus intenses. Ils vivent vieux, et mesurent jusqu’à quarante mètres de haut. Le baobab est parfois appelé « arbre-bouteille » ou « arbre magique ». À Madagascar, le baobab s’appelle aussi « renala », ce qui signifie « mère de la forêt ». Son fruit est comestible : il s’agit de l’akoussa, ou pain de singe.

En phytothérapie, plusieurs parties de la plante sont utilisées, comme les fruits et les feuilles.

Le fruit du baobab est un des plus riches en vitamine C du monde. La pulpe du fruit contient sept fois plus de vitamine que les oranges (300 mg pour 100 grammes de pulpe fraîche). C’est considérable ! On y trouve quelques autres vitamines comme les vitamines A, B1, B6 et PP. Le fruit du baobab contient aussi des sels minéraux, dont du calcium, en quantités intéressantes, ainsi que du fer, du zinc, du potassium, et du phosphore. On note la présence de fibres alimentaires. Le baobab se distingue grâce à son exceptionnelle teneur en fibres. De plus, le fruit contient aussi des protéines, dont plusieurs acides aminés essentiels. Quelques polyphénols, acides phénoliques et flavonoïdes viennent compléter la composition du fruit du baobab, dont de nombreux principes actifs.

Origine et historique

Le baobab est un arbre originaire d’Afrique, où il est considéré comme sacré dans de nombreux pays du continent. On le surnomme « arbre magique » et ses fruits sont consommés depuis des milliers d’années par les populations locales. Le baobab est l’arbre national de l’île de Madagascar. Il est souvent représenté sur les symboles et les souvenirs du pays, avec l’arbre du voyageur.

En Afrique, toutes les parties de l’arbre sont utilisées pour leurs vertus thérapeutiques et nutritionnelles : racines, écorce, feuilles, pulpe d’akoussa, graines… Le baobab intègre de nombreuses préparations de remèdes traditionnels dans toute l’Afrique. La pulpe est aussi connue pour être l’ingrédient principal d’une boisson énergétique sénégalaise : le « Bouye ».

Le baobab est un arbre médicinal et alimentaire. Il possède une palette de vertus très variée, ce qui fait son succès en Afrique et dans le reste du monde.

Recherches et bienfaits

fruit du baobab

Les effets anti-inflammatoires du baobab

Les anti-inflammatoires, qu’ils soient naturels ou synthétiques, permettent de lutter contre les inflammations et leurs désagréments : enflures, douleurs, etc. Avant d’avoir recours aux médicaments, on peut se tourner vers des anti-inflammatoires naturels dont le baobab fait partie. En effet, le baobab peut aider à contrer et à soulager les symptômes des maladies inflammatoires comme l’arthrose ou l’arthrite (1). En tant qu’anti-inflammatoire naturel, il soulage les douleurs, réduit les enflures et améliore la qualité de vie des personnes qui l’utilisent. Son efficacité est comparable aux anti-inflammatoires de synthèse, les médicaments couramment utilisés dans ce cadre. Les feuilles du baobab sont la partie la plus efficace contre les douleurs inflammatoires. Elles peuvent très bien se consommer en tisane ou infusions.

Limiter le risque de carences avec le baobab

En Afrique, le baobab est considéré comme un véritable superaliment et aide à la nutrition. On l’utilise pour prévenir le risque de carences alimentaires dans les populations pauvres et malnutrie. Sa composition nutritionnelle est exceptionnelle et diversifiée, ce qui en fait un aliment de prédilection dans la prévention et le traitement des carences (2). La spiruline, qui est elle aussi un superaliment, permet de combattre la malnutrition et les carences dans les pays les plus pauvres d’Afrique.

Le baobab contient trois fois plus de calcium que le lait, six fois plus d’antioxydants que le cassis, six fois plus de potassium que les bananes, et sept fois plus de vitamine C que les oranges. Il contient du fer, des fibres, des minéraux et des protéines (3). On comprend alors comment le fruit du baobab contribue à lutter contre les carences alimentaires.

Un aliment antioxydant puissant

Le baobab contient des polyphénols, flavonoïdes et autres composants antioxydants. Ces molécules contribuent à éliminer les radicaux libres présents en excès dans le corps humain. Bien sûr, ils protègent aussi les cellules des dommages que provoquent les radicaux libres. Ces derniers ont pour effet d’accélérer le vieillissement cellulaire et de favoriser les maladies cardiovasculaires ainsi que les cancers (4-5).

En tant que végétal antioxydant, le baobab contribue à maintenir la santé des cellules, et notamment de celles de la peau. Il est idéal pour hydrater l’épiderme, l’apaiser et l’assouplir. Il est aussi efficace contre les peaux fatiguées et ternes. À cela viennent s’ajouter des propriétés cicatrisantes très intéressantes. La vitamine B2 que contient la poudre de baobab favorise la réparation des tissus et améliorer l’absorption du fer.

La vitamine C, vitamine antioxydante par excellence, possède aussi des vertus intéressantes ici. Elle régénère, répare et protège les cellules du vieillissement (6). Une alimentation antioxydante est recommandée par les institutions de santé, et le baobab remplit ce rôle à merveille.

Le baobab pour retrouver énergie et forme

Beaucoup de personnes consomment le fruit du baobab pour retrouver de l’énergie et la forme. À juste titre ! La poudre de baobab présente des vertus énergisantes et toniques, qui peut occasionnellement aider à lutter contre la fatigue dans le cadre de cures. Les vertus énergisantes et toniques du baobab en font un parfait allié de la convalescence. Il est possible de l’utiliser après une maladie (infection, affection hivernale), après une blessure, un accident, ou en cas de baisse de forme. Il s’utilise de la même façon à la suite d’un choc émotionnel important.

Enfin, le baobab contribue à restaurer les défenses naturelles de l’organisme. Et ce, en raison des antioxydants et principes actifs qu’il contient. À ce titre, on peut réaliser une cure de poudre après une baisse d’efficacité du système immunitaire et pour favoriser la récupération après un effort physique. D’ailleurs, au chapitre de la convalescence, les bienfaits du baobab ne s’arrêtent pas là, puisque le baobab favorise aussi la cicatrisation et le transport des nutriments dans le sang (en raison de ses apports en fer).

Une incroyable source de fibres 

Les fibres alimentaires jouent un rôle majeur contre l’accumulation de mauvais cholestérol dans le sang. Les fibres solubles et insolubles piègent le cholestérol, et plus particulièrement les molécules lipidiques. Les selles contiennent alors une part plus importante des graisses ingérées dans le cadre de l’alimentation. Notre corps utilise le reste du cholestérol dans la production de sels biliaires et pour assurer le bon fonctionnement de la digestion. C’est ainsi que les fibres participent à la régulation du taux de cholestérol sanguin. Et avec, elles apportent tous les bienfaits que cela implique, comme la réduction du risque cardiovasculaire (7) !

Il faut savoir que les fibres, composantes majeures de la poudre de baobab, nous protègent également de certains cancers, notamment du cancer colorectal (8). Elles apportent une sensation de satiété durable et elles réduisent également la charge glycémique (9).

Lutter contre la constipation et des troubles intestinaux

La décoction de la pulpe sèche du fruit est un antidiarrhéique aux propriétés astringentes. On sait aussi que le baobab est apprécié pour sa teneur en fibres alimentaires. Elles ont pour effet de réguler le transit intestinal et de l’aider à maintenir un certain équilibre. En cas de constipation, les fibres du baobab participent activement à la régulation du transit. D’autant que les fibres alimentaires de l’arbre se composent de 50 % de fibres solubles et de 50 % de fibres insolubles.

Aussi contradictoire que cela puisse paraître, le baobab est l’une des plantes capables de lutter à la fois contre la constipation et la diarrhée. Il peut combler les besoins journaliers en fibres de chacun de nous avec moins de 100 grammes de poudre. L’Organisation mondiale de la santé reconnaît l’usage du baobab pour lutter contre la constipation et la diarrhée. Ici, le baobab est reconnu pour sa participation à la régulation du transit. De même, il limite le risque de déshydratation que représente la diarrhée, car il est un très bon hydratant.

Les autres recherches 

Les propriétés anti-inflammatoires et antioxydantes de la poudre de baobab présentent d’autres intérêts, notamment au chapitre de la protection du foie. En effet, les principes actifs à l’origine de ces bienfaits sur l’organisme contribuent aussi à protéger et à réparer le foie. Il est le superaliment utilisé pour contrer les effets néfastes de l’alcool sur le foie.

Par ailleurs, et à un tout autre chapitre, le baobab est utilisé pour ses propriétés contre le paludisme (10). Il entre dans la composition des tisanes médicinales sous forme de feuilles et son fruit est consommé pour lutter contre cette maladie. L’arbre est aussi utilisé comme fébrifuge et dans l’hémoptysie.

Le baobab est riche en calcium et en minéraux essentiels. Il peut agir sur la solidité et la rigidité des dents et de notre ossature. D’ailleurs, il se montre particulièrement efficace dans la prévention de l’ostéoporose en raison de ses apports supérieurs en calcium. L’arbre possède une composition intéressante capable de jouer un véritable rôle dans le bon fonctionnement du système nerveux, la contraction musculaire et la coagulation sanguine. 

Consommation, indications et posologie

bienfaits du baobabOn peut utiliser la poudre de baobab pour bénéficier de l’ensemble des bienfaits cités ci-dessus. Il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’un superaliment très riche en nutriments et en fibres. Il faut donc éviter le surdosage. Dans l’idéal, consommez entre 5 et 15 grammes de poudre de baobab par jour. Cela représente une à trois cuillères à café de poudre. Il suffit alors de la diluer dans un jus ou dans l’eau. Vous pourrez aussi choisir des comprimés ou gélules à avaler. Très simples, ils vous évitent de préparer une boisson et s’avalent en un clin d’œil. 

Par ailleurs, la poudre de baobab peut aussi s’utiliser en cuisine. Elle possède un goût légèrement sucré et acidulé, qui la rend compatible avec de nombreux plats et boissons. La poudre s’intègre donc aux céréales, yaourts, glaces et sorbets, smoothies, jus, gâteaux, crêpes, barres de céréales, muesli, etc. On peut aussi aromatiser un fromage blanc ou une boisson avec le baobab, et ainsi réduire la quantité de sucre à ajouter dans ces préparations. Si vous utilisez la poudre de baobab pour lutter contre la fatigue, consommez-la le matin dans le cadre de votre cure.

Enfin, il faut savoir qu’il est possible de réaliser des soins externes avec la poudre du fruit de l’arbre. En effet, elle s’ajoute aux huiles, crèmes, masques, lotions et autres produits. Ici, la poudre de baobab est très nourrissante pour les cheveux.

Association avec d’autres plantes et interactions

Le baobab est une plante que l’on peut facilement associer au psyllium pour réguler le transit intestinal. Le baobab contient de la vitamine B2, qui favorise l’absorption du fer par l’organisme. Il peut s’associer à la spiruline pour nous aider à combler nos besoins quotidiens. D’ailleurs, la vitamine C qu’il contient prodigue les mêmes effets ! 

Par ailleurs, les vertus purifiantes du baobab se marient à la perfection avec les effets de l’herbe de blé. On peut l’associer au curcuma pour leurs bienfaits anti-inflammatoires respectifs, et à l’acérola pour booster les apports en vitamine C. Le baobab associé à maca est un grand tonifiant de l’organisme et un puissant anti-fatigue. Associé au thé matcha, on l’apprécie pour le plaisir gustatif qu’il propose. Et il s’associe de la même façon avec la plupart des plantes et fruits dotés de propriétés similaires aux siennes. 

Contre indications

Le baobab est à éviter pour les personnes qui souffrent de troubles rénaux ou cardiaques. Ces patients sont susceptibles de présenter des problèmes liés au potassium présent dans le baobab. De même, la poudre de baobab contient une haute teneur en fibres alimentaires (44 grammes pour 100 grammes de poudre). Cela représente près de 10 grammes de plus que les besoins journaliers des adultes ! Il faut donc veiller à ne pas en consommer trop, notamment en cas de troubles intestinaux. Respectez simplement les doses indiquées sur l’emballage du produit que vous choisissez. 

La consommation de baobab (toutes parties) n’entraîne généralement pas d’effets secondaires ou indésirables. Cependant, de rares cas d’allergie sont à signaler pour cet arbre. En le consommant, il est possible de ressentir quelques désagréments d’ordre digestif, qui peuvent s’expliquer par la haute teneur en fibres de ce végétal. Réduire les doses ou stopper la cure de baobab suffit à éliminer la plupart des effets secondaires. 

Conseils : où et comment acheter la plante

Les produits élaborés avec du baobab sont disponibles dans le commerce. Les magasins spécialisés et les boutiques de produits biologiques en vendent. Ils se trouvent également sur Internet, sur les sites spécialisés dans les compléments alimentaires. Ce superaliment doit bien sûr provenir d’Afrique, de cultures durables et respectueuses à la fois de la nature, de la biodiversité et des êtres humains. Il est préférable de se tourner vers des produits extraits à froid ou séchés de façon naturelles. De même, il faut prêter une attention particulière à la composition du produit que vous achetez. 

Méfiez-vous des listes d’ingrédients à rallonge et des noms que vous ne connaissez pas. Vérifiez les labels que le produit respecte et les lieux de contrôle. Enfin, n’achetez des compléments alimentaires qu’auprès de revendeurs dans lesquels vous avez toute confiance. Sur Internet comme en boutique, les contrefaçons ne sont malheureusement pas rares. Choisissez une marque de confiance pour vos compléments alimentaires : cela fera toute la différence !

Notes & références

Notes et références

1. Ayele Y., Kim J.-A., Park E., et al. A Methanol Extract of Adansonia digitata L. Leaves Inhibits Pro-Inflammatory iNOS Possibly via the Inhibition of NF-κB Activation. Biomolecules & Therapeutics. 2013.
2. C. Buchmann, S. Prehsler, A. Hartl, C. R. Vogl. The importance of the baobab (Adansonia digitata L.) in rural West African subsistence – suggestion of a cautionary approach to international market export of baobab fruits. Ecology of Food and Nutrition.
3. Amadou GPP, Vermaak I, Viljoen AM. An updated review of Adansonia digitata: A commercially important African tree, South African Journal of Botany, 2011.
4. Drugs for preventing lung cancer in healthy people, Cochrane Systematic Review, Magali Caraballoso, Monte Sacristan, Consol Serra & Xavier Bon fill Corp.
5. Antioxidant supplements for preventing gastrointestinal cancers, Cochrane Systematic Review, Goran Bjelakovic Dimitrinka Nikolova Rosa G. Simonetti & Christian Gluud.
6. Vitamins and cardiovascular disease, S. Honarbakhsh and M. Schachter, Published online by Cambridge University Press: 01 October 2008.
7. Dietary fibre intake and risk of cardiovascular disease: systematic review and meta-analysis, nutritional Epidemiology Group, School of Food Science and Nutrition, University of Leeds, Leeds LS2 9JT, UK, Published 19 December 2013.
8. Dietary Fiber and Cancer, D. P. Burkitt, The Journal of Nutrition, Volume 118, Issue 4 April 1988, Pages 531–533.
9. Régime alimentaire, nutrition et prévention des maladies chroniques, Rapport d’une Consultation OMS/FAO d’experts (Rapport technique de l’OMS 916).
10. Ben-Erik van Wyk & Nigel Gericke, People’s Plants: A Guide to Useful Plants of Southern Africa, Pretoria, Briza publications, 2000. 

Thierry Sestrieres
Thierry Sestrieres

Thierry Sestrieres est le gérant de Natura Force, une marque de compléments alimentaires naturels pour la forme et le bien être. Il a pratiqué plusieurs sports depuis son plus jeune âge : Judo, Tae Kwon Do, natation, tennis, football, boxe anglaise, full contact, boxe thaï et musculation. Pour améliorer ses performances et se sentir plus en forme, il s'intéresse à l'alimentation moderne et se spécialise dans la nutrition sportive et les plantes médicinales. Il rédige également de nombreux articles sur cet univers depuis plusieurs années.

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