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Découvrir le Noni et ses bienfaits

Le nono, ou noni est un arbre tropical qui produit un fruit assez singulier. Celui-ci est riche en vitamines et minéraux. Selon certaines croyances traditionnelles, le noni (et les feuilles de l’arbre) serait alors doté de propriétés et de vertus médicinales intéressantes. Alors, qu’en disent les recherches scientifiques ? Comment utiliser le noni, et quelles sont ses contre-indications ? Les réponses.

Définition et composition de la plante

bienfaits du noniLe noni est un arbrisseau sur lequel pousse un fruit tropical à l’allure peu commune. Aussi connu sous le nom de « nono » (en tahitien) ou de « Morinda Citrifolia », il appartient à la famille des Rubiaceae. Le nom de « Noni » est considéré comme l’appellation commerciale du fruit de l’arbre, notamment lorsqu’il est vendu sous la forme d’un jus de fruits. Il s’agirait donc d’une création marketing assez récente. De ce fait, le véritable nom à utiliser pour désigner l’arbre et son fruit serait bel et bien « nono ». 

L’arbuste Morinda citrifolia est très productif. En effet, il donne ses premiers fruits moins d’un an après sa plantation. Sa pleine maturité est atteinte à deux ans seulement. De plus, cet arbrisseau peut produire jusqu’à huit kilogrammes de noni par mois. Et ce, tout au long de l’année. Les fruits du noni passent du vert au jaune, puis ils deviennent blancs lorsqu’ils sont mûrs. Leur goût particulièrement amer et leur odeur singulière les rendent très reconnaissables. Quant à sa forme, elle est unique. Le fruit du noni se reconnaît donc entre mille. 

En phytothérapie, on utilise les fruits, les feuilles et les racines de noni. Les fruits de l’arbre contiennent des alcaloïdes, des polysaccharides ainsi que des coumarines. Quelques vitamines s’y trouvent aussi, notamment des vitamines A et C. Bien entendu, ce fruit contient également des sels minéraux tels que le magnésium, le potassium, le calcium… D’autre part, le fruit contient également une quantité non négligeable d’acide folique (10 mg pour 100 g). La composition des feuilles du noni est un peu plus complexe que celle du fruit, puisqu’elle contient des composés actifs très diversifiés. Il s’agit essentiellement des flavonoïdes, des anthraquinones, des terpénoïdes, du bêta-sistérol et des triterpènes.

Origine et historique

Le noni est un arbrisseau à feuillage persistant qui pousse essentiellement dans les régions tropicales. Et plus spécifiquement en Asie, en Australie, en Polynésie et dans les îles du Pacifique (les îles telles qu’Hawaï et Tahiti en sont de gros producteurs). On estime que l’utilisation et la consommation du nono remontent à plus de deux mille ans, notamment en Polynésie et dans les différentes îles du Pacifique où il pousse naturellement. En médecine traditionnelle, on attribue au noni le pouvoir de stimuler le système immunitaire. Mais également de lutter contre les infections fongiques, bactériennes, virales et parasitaires. Ses plus anciens consommateurs pensent qu’il est capable de lutter contre les tumeurs et de réduire les douleurs de l’inflammation. 

Aujourd’hui, le noni est essentiellement consommé sous la forme de jus de fruits. Mais les guérisseurs polynésiens utilisent aussi les fleurs, les racines, l’écorce et les feuilles de l’arbre dans leurs remèdes. Toutes les parties de la plante sont utilisées de manière traditionnelle. Des dizaines de remèdes traditionnels sont élaborés à partir des différentes parties du noni. Et la plante s’utilise alors aussi bien en usages internes qu’externe. Ains, les médecins traditionnels l’utilisent pour traiter des maux aussi divers que variés : diarrhée, cancer, infections, douleurs inflammatoires, rhumatismes, troubles menstruels, etc. 

Depuis quelques années, le fruit du noni bénéficie d’une notoriété croissante, notamment grâce aux campagnes promotionnelles faites sur les réseaux sociaux. Dans certains pays, le fruit est présenté comme une panacée. Le nono fait actuellement l’objet d’une culture commerciale intense dans les îles du Pacifique, ainsi qu’en Floride et en Australie. Cette notoriété et les allégations portées au fruit ont poussé les scientifiques à s’intéresser de plus près aux véritables vertus du fruit du noni, et des cures. Bon nombre d’allégations sont encore aujourd’hui en attente de preuves scientifiques solides.

Recherches et bienfaits

Renfort du système immunitaire 

Le noni est doté d’une composition nutritionnelle très intéressante, dans le sens où on y trouve des vitamines, des sels minéraux et des antioxydants naturels en quantité. La présence de vitamine C et d’autres nutriments dans le noni font de ce fruit un booster naturel de l’immunité et de la forme (1). Il est d’une grande aide contre les maladies hivernales et les affections diverses liées aux virus et aux bactéries. Grâce à cette action qui cible principalement le système immunitaire, les personnes sujettes aux maladies à répétition et à celles qui présentent une certaine sensibilité à l’approche de l’hiver se voient régulièrement conseiller de consommer du noni. D’autre part, il faut savoir que le noni est traditionnellement utilisé pour ses propriétés antifongiques, anti-infectieuses, antibactériennes et antivirales. 

Une plante naturellement antioxydante 

Les jus de fruits sont généralement réputés pour être riches en antioxydants naturels. Et donc, pour être bénéfique à l’ensemble des fonctions de l’organisme. Et le noni ne déroge pas à la règle. Il contient des composés naturellement antioxydants qui permettent de soutenir le corps dans son effort d’élimination des radicaux libres (2). Ainsi, le fruit de l’arbre tropical préserve les cellules saines de notre organisme des effets néfastes de ces molécules, tels que le vieillissement accéléré ou la dégradation cellulaire. Ainsi, comme les plantes antioxydantes, le noni s’avère être un précieux soutien de la forme physique et mentale. 

Des pouvoirs anti-inflammatoires 

Cela fait deux mille ans que les Polynésiens utilisent le noni en grande partie pour ses propriétés anti-inflammatoires. Cependant, cette vertu médicinale n’a pas encore été confirmée par la science. Des données cliniques solides manquent encore. En tous les cas, les premières études et les utilisateurs de cette plante estiment qu’elle favorise la cicatrisation des plaies et aide à réduire les douleurs (3). De la même manière, la plante aiderait l’organisme à se remettre plus rapidement à la suite d’une blessure. Ainsi, le noni serait capable de soulager la douleur et de traiter les troubles inflammatoires comme les maux de tête, l’arthrite, la fibromyalgie, les douleurs articulaires… 

Le nono et l’hypertension artérielle 

La racine de noni est dotée de propriétés médicinales considérables, ce qui explique que les Polynésiens l’utilisent tout autant que le fruit. En effet, le noni présente un effet vasodilatateur qui fonctionne par blocage des canaux calciques voltage-dépendants, ainsi que par relargage du calcium intracellulaire. Ainsi, il nous aide à lutter contre l’hypertension artérielle et ses effets néfastes sur la santé (4). Le noni permet de normaliser la circulation sanguine au sein des vaisseaux, et préserve ainsi le cœur d’une usure accélérée ou précoce. Il est donc bénéfique pour les personnes sujettes à une tension artérielle instable ou trop élevée. 

D’autre part, on prête au noni des capacités hypocholestérolémiantes (ou hypolipidémiantes) (5). En effet, sa consommation régulière permettrait de réguler le taux de lipides sanguin, et de favoriser le « bon » cholestérol dans l’organisme.  

Noni et cancer 

Depuis longtemps, les consommateurs de noni pensent que ce fruit permet de combattre le cancer. Le fruit serait capable de prévenir différentes formes de cancer grâce à son action ciblée sur les cellules. En effet, les principes actifs du fruit bloqueraient la formation de vaisseaux sanguins dans le cadre du phénomène d’angiogenèse. Pour rappel, l’angiogenèse favorise le développement et la prolifération des cellules cancéreuses. 

D’autre part, on estime que le noni serait d’une grande aide dans le processus de réparation cellulaire, en raison de sa teneur en alcaloïdes. Ces derniers sont nécessaires dans l’équilibre de l’organisme. En tous les cas, le jus de noni est considéré comme chimioprotecteur, notamment dans le cas de cancers du col utérin et des cancers épidermoïdes (6). 

Les autres recherches 

De nombreux sportifs consomment du jus de noni en tant que tonifiant musculaire. En effet, on pense que le fruit peut aider les sportifs à améliorer leur résistance à l’effort physique, mais également de leur permettre une meilleure récupération à la suite d’un effort intense. De plus, sa composition riche en nutriment en fait une boisson sportive intéressante, qui favorise un regain d’énergie durant et après une activité physique modérée ou intense. Bien entendu, des études scientifiques supplémentaires sont nécessaires pour appuyer ces allégations. 

Par ailleurs, il n’est pas rare de se voir conseiller du noni lorsqu’on rencontre des difficultés pour s’endormir, ou pour bénéficier d’un sommeil de qualité. Le noni aiderait à réguler le sommeil et à en améliorer le caractère réparateur. Il agit tel un régulateur naturel sur nos humeurs. Bon nombre de consommateurs affirment se sentir « bien » lorsqu’ils réalisent une cure de noni. 

En raison de son effet régulateur sur diverses fonctions de l’organisme, le nono serait également d’une grande efficacité contre les parasites et les maladies qu’ils génèrent, à l’image de la leishmaniose. Cette maladie est particulièrement présente dans le sud de l’Europe et dans les pays tropicaux. Le noni fait actuellement l’objet d’études cliniques de part et d’autre de la planète. Dans les années à venir, de nouvelles données scientifiques devraient alors nous permettre de confirmer ou d’infirmer les différentes allégations qui lui sont prêtées.

Consommation, indications et posologie

bienfaits du noniEn Occident, et notamment en Europe, le noni se consomme quasi exclusivement sous la forme d’un jus de fruits. Les consommateurs qui se lancent dans une cure de jus de noni doivent prendre soin de ne pas dépasser deux à trois mois de cure. De plus, respecter des temps de pause entre chaque cure est nécessaire et bénéfique. Cela permet au corps de s’adapter plus aisément aux effets du fruit. Bien entendu, si des effets secondaires apparaissent, il convient de réduire sa consommation de noni. Enfin, si les symptômes persistent, il faut la stopper totalement, et prendre rendez-vous auprès d’un médecin.

Le fruit du noni comme les autres parties de la plante peuvent également se présenter dans divers produits : des extraits, des capsules, des ampoules… Il n’existe pas de données suffisantes pour suggérer un dosage quotidien maximum. De même, il est difficile d’établir avec certitude à quelles doses le noni est utilisé dans ses usages traditionnels. De ce fait, comme il n’existe pas de posologie spécifique, il est préférable de suivre précautionneusement les recommandations des fabricants. Celles-ci se trouvent donc sur les emballages des produits. En cas de doute, contactez le fabricant ou demandez conseil à un professionnel de santé.

Association avec d’autres plantes et interactions

On ne connaît pas d’association spécifique du noni avec d’autres plantes. En toute logique, ses effets s’ajoutent à ceux des plantes et fruits dotés de propriétés similaires. Riche en vitamine C, il peut donc s’associer à d’autres sources d’acide ascorbique tel que l’açai, le guarana, l’acérola ou la baie d’argousier. De plus, comme il s’agit d’une source naturelle de vitamine C, il est possible de l’associer à une source naturelle de fer (telle que la spiruline) afin d’améliorer l’assimilation de cet oligo-élément par l’organisme. 

En raison de ses divers effets, le noni est susceptible d’interagir avec des médicaments divers. Parmi eux se trouvent les diurétiques d’épargne potassique, les inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine et la warfarine. En effet, la teneur en potassium du fruit peut modifier le taux sanguin de potassium régulé par les diurétiques d’épargne potassique ou les inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine. Enfin, l’effet détoxifiant du foie amplifié par la consommation de jus de noni peut réduire l’efficacité de la warfarine. Un seul cas a cependant été rapporté jusqu’à aujourd’hui.

Contre indications

Il existe plusieurs contre-indications à la consommation de noni sous toutes ses formes. Le fruit est fortement déconseillé aux femmes enceintes et allaitantes. Pour l’heure, aucun effet indésirable lié à sa consommation n’a été rapporté. Cependant, diverses sources estiment que les femmes enceintes et allaitantes doivent s’abstenir d’en consommer. Et ce, notamment en raison du manque de données au sujet de sa potentielle toxicité. De plus, les Polynésiennes utilisaient traditionnellement le fruit et les feuilles du noni pour provoquer un effet abortif et des menstruations (7).

Certaines personnes ayant consommé du jus de noni ont rapporté des troubles du foie. Mais les études scientifiques menées jusqu’ici tendent à démontrer qu’il est peu probable que le fruit en soit à l’origine (8-9). Par ailleurs, en raison de sa forte teneur en potassium, le jus de noni peut engendrer une hyperkaliémie. Ainsi que des hépatites (10). Enfin, le simple fait que l’on manque d’études cliniques sérieuses permettant d’affirmer l’innocuité du fruit suffit à recommander une certaine prudence dans les cures et les dosages de noni.

Conseils : où et comment acheter la plante

En Europe, nous consommons essentiellement le noni sous la forme d’un jus de noni. Ici, il est préférable d’opter pour un produit naturel, issu d’une agriculture biologique et responsable. Un jus de fruits bio conserve un maximum de nutriments et il ne contient pas d’agents chimiques (pesticides, engrais chimiques). D’autant qu’il s’agit d’un arbre très productif. Même en culture biologique, il n’a pas besoin de ces substances pour produire suffisamment de fruits !

Le jus de noni que vous pourrez trouver en magasin bio, en boutiques spécialisées, en grandes surfaces ou sur Internet doit provenir de l’une des régions d’origine de l’arbre. Soit l’Asie, les îles du Pacifique, l’Australie ou encore, la Polynésie. Il est important de soutenir les petits producteurs locaux qui cultivent le fruit dans le respect de la nature. Évitez les productions industrielles de jus de noni autant que possible. Enfin, plus le jus est concentré en principes actifs et en nutriments, et plus il est bénéfique pour la santé.

Notes & références

1. Li J, Stickel SL, Bouton-Verville H, Burgin KE, Yu X, Wong DK, Wagner TE, Wei Y. Fermented Noni exudate (fNE): a mediator between immune system and anti-tumor activity. Oncol Rep. 2008.
2. Z.Mohd Zin, A Abdul-Hamid, A Osman. Antioxidative activity of extracts from Mengkudu (Morinda citrifolia L.) root, fruit and leaf. Food Chemistry, Volume 78, Issue 2, August 2002.
3. C Younos, A Rolland, J Fleurentin, MC Lanhers et all. Analgesic and behavioural effects of Morinda citrifolia. Planta Med, 1990.
4. Gilani A, Mandukhail S, Iqbal J, Yasinzai M, Aziz N, Khan A, -Rehman N. Antispasmodic and vasodilator activities of Morinda citrifolia root extract are mediated through blockade of voltage dependent calcium channel. BMC Complementary and Alternative Medicine 2010.
5. Saf-ur Rehman Mandukhail, Nauman Aziz, Anwarul-Hassan Gilani. Studies on antidyslipidemic effects of Morinda citrifolia (Noni) fruit, leaves and root extracts. Lipids Health Dis. 2010.
6. Thani W, Vallisuta O, Siripong P, Ruangwises N. Anti-proliferative and antioxidative activities of Thai noni/Yor (Morinda citrifolia Linn.) leaf extract. Southeast Asian J Trop Med Public Health. 2010.
7. Pawlus AD, Kinghorn DA. Review of the ethnobotany, chemistry, biological activity and safety of the botanical dietary supplement Morinda citrifolia (noni). J Pharm Pharmacol. 2007.
8. Yuce B, Gulberg V, et al. Hepatitis induced by Noni juice from Morinda citrifolia: a rare cause of hepatotoxicity or the tip of the iceberg? Digestion. 2006.
9. European Food Safety Authority. Opinion of the Scientific Panel on Dietetic products, nutrition and allergies [NDA] related to the safety of noni juice (juice of the fruits of Morinda citrifolia), 1er septembre 2006.
10. Yuce B, Gulberg V, Diebold J, Gerbes AL. Hepatitis induced by Noni juice from Morinda citrifolia: a rare cause of hepatotoxicity or the tip of the iceberg? Digestion. 2006.

Thierry Sestrieres
Thierry Sestrieres

Thierry Sestrieres est le gérant de Natura Force, une marque de compléments alimentaires naturels pour la forme et le bien être. Il a pratiqué plusieurs sports depuis son plus jeune âge : Judo, Tae Kwon Do, natation, tennis, football, boxe anglaise, full contact, boxe thaï et musculation. Pour améliorer ses performances et se sentir plus en forme, il s'intéresse à l'alimentation moderne et se spécialise dans la nutrition sportive et les plantes médicinales. Il rédige également de nombreux articles sur cet univers depuis plusieurs années.

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